Maraîchage à Louga : Les producteurs d’oignon redoutent la mévente
Depuis quelques jours, l’oignon des « Niayes » est sur le marché local. Il s’agit de la dernière production. Aujourd’hui, il est en forte concurrence avec l’oignon importé. Une situation que déplorent les producteurs qui sollicitent l’intervention de l’Etat.
Cette situation crée la psychose chez les producteurs de la zone de Potou. Hier, face à la presse, les responsables des différentes organisations de producteurs ont vivement déploré cette situation qui risque de leur être fatale. "Nous sommes malheureux, car la production est entre nos mains", se lamente Serigne Alioune Boye. Selon le président départemental de l’Association nationale pour le développement de l’horticulture (Andh), cette situation découle du décalage entre la première et la deuxième production.
"Au moment où l’oignon "Ngagne Mbaye" est fini sur le marché, l’oignon "son sa" était en train de terminer son cycle au niveau des champs", reconnaît M. Boye.
Durant cette période, poursuit-il, les autorités ont conclu une mesure visant à ouvrir le marché extérieur en important 2500 tonnes d’oignon pour éviter le déficit.
Mais, voilà que depuis quelques jours, la dernière production est disponible sur le marché local et subit une forte concurrence de l’oignon importé. "Cela nous tue. Nous voulons que l’Etat prenne des mesures pour aider les producteurs qui ont contracté des dettes qu’ils ne peuvent pas honorer au niveau des banques surtout à la Cncas où nous devons des centaines de millions Fcfa", déclare Magatte Boye. C’est pourquoi, demandent-ils à l’Etat d’intervenir pour leur permettre de sauver leur production et de faire face à leurs multiples charges économiques sociales.
Aussi en appellent-ils « à la compréhension des autorités pour geler le reste des quotas ou retirer du marché l’oignon importé » avec toutes les conséquences économiques et financières que cela comporte.
"Il y va de notre survie. On ne peut pas écouler cette production au prix dérisoire de 125 ou 150 Fcfa le kilogramme, alors que les charges de production sont énormes. Actuellement tous les marché sont bloqués", se plaint le président départemental de l’Andh.
Ousmane Mbengue



























