Éducation
Le secteur de l’éducation a fait lui aussi l’objet de transfert avec la loi sur la décentralisation. La commune de Louga est chargée de l’équipement, de l’entretien et de la maintenance des écoles publiques. Elle prend aussi en charge les consommations en électricité et eau potable de quelques établissements en souscrivant des polices d’abonnement.
La carte d’identité scolaire révèle que Louga ville compte, deux lycées dont un franco-arabe, un Collège d’Enseignement Moyen Technique (CEMT), cinq Collèges d’Enseignement Moyen (CEM) dont deux privés, treize écoles élémentaires dont deux privées pour un total de 110 classes, trois écoles pour l’éducation préscolaire de trois classes chacune.
Le taux moyen de scolarisation de la région de Louga est encore très faible, il se situe autour de 43 %. La demande de scolarisation est particulièrement forte à Louga où six (6) enfants sur dix (10) n’accèdent pas à l’école. En 1996 la population scolarisable pour l’enseignement élémentaire dans la ville est estimée à 10200 élèves. Pour atteindre un taux satisfaisant de population scolarisée, 60 classes sur 110 fonctionnaient à double flux. Le remplissage des classes est un paramètre important de la qualité de l’encadrement offert et de la facilité d’assimilation des jeunes élèves. La région de Louga dispose d’un niveau de remplissage assez satisfaisant pour l’enseignement moyen -49 élèves par classe- situation meilleure que la moyenne nationale (58 élèves par classe).
Depuis quelques années, en collaboration avec certaines structures, la commune de Louga a entrepris la réhabilitation de certains établissements scolaires. La phase 2 du Programme de Développement des Ressources Humaines (PDRH 2) a financé la réhabilitation de certaines écoles. L’école Artillerie a bénéficié du programme «coopération 92 » et a été entièrement restaurée. Toutefois un bon nombre d’écoles qui nécessitent des travaux de réhabilitation n’a pas été pris en compte dans ces programmes. Il faut aussi signaler que certaines écoles, sous l’impulsion d’un directeur dynamique, se sont autofinancées pour répondre aux besoins de réhabilitation de leurs locaux.
Source: Institut africain de gestion urbaine (IAGU), Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains (CNUEH).





























