Quelques semaines avant sa disparition survenue le 28 juillet 2008, l’ancien député-maire de Louga, Mansour Bouna Ndiaye, témoin privilégié des événements du 17 décembre 1962, revenait pour le magazine « La Sentinelle » et africanglobalnews.com sur le parcours de Mamadou Dia. Retraçant le film des ces chaudes journées, il évoque leur « origine économique », le rôle partisan de la France et considère l’ancien président du Conseil de gouvernement, signataire de l’acte d’indépendance du Sénégal, comme une victime. Pour le fils du dernier Bourba Djioloff, le premier chef de gouvernement au Sénégal qui a croupi 12 bonnes années en prison, n’a jamais fait de coup d’Etat.